Pierre Fuentes
Photographe
Comme pour tout photographe ouvert à l'évolution des nouvelles technologies, l'apparition du numérique dans le domaine photographique a marqué un tournant dans le parcours de Pierre Fuentes. C'est
à l'occasion de prises de vues dans l'atelier d'un fondeur qu'il a véritablement décidé d'approfondir le potentiel offert par cette évolution notamment dans les phases de post production et
d'impression.
Dans ce premier travail intitulé « L'atelier du fondeur » le propos s'est fait progressivement à la fois scénographique et pictorialiste. Cette démarche lui a permis de métamorphoser sa vision
première notamment de diverses sculptures et de tendre vers plus de fidélité à sa vision fantasmatique des objets photographiés.
Deux autres séries intitulées « Métamorphoses » et « Confluences » ont été réalisées à partir du travail d'autres artistes. L'outil numérique lui a permis d'exprimer là encore sa propre vision
d'œuvres d'autrui.
La série « Permanence de l'éphémère » a elle aussi fait entrer en jeu l'outil informatique qui a permis au photographe de « pétrifier » des fruits (coloquintes, pommes, potirons...) en voie de
dessiccation ou de putréfaction et de les assimiler à des céramiques. Cette altération alchimique toute illusoire permet à Pierre Fuentes de questionner la photographie, le regard qu'elle porte sur
l'éphémère.
Quant à l'« Hommage à Camera Work » il lui a été inspiré par la visite d'une exposition d'Edouard Steichen. Cette série rend hommage aux « anciens » par le biais des nouvelles technologies, à ceux
qui ont lutté pour que la photographie devienne un art à part entière, à ceux qui ont su lui insuffler son potentiel poétique.
