Jean-Pierre Loizeau
Peintre
Dans son journal intime pictural, Loizeau raconte les émotions qui habillent ou transpercent les hommes, les femmes. Ils sont censés le représenter. Ses grandes silhouettes à la bouche ouverte «
respirent, ne sont pas bâillonnées ». Ils s'expriment tout simplement, loin d'une éventuelle référence à Munch et à son Cri.
Leur visage, leur posture racontent une histoire, celle des sentiments, de leur trop fréquente confusion et de l'absolue vérité qui s'en dégage.
« La peinture vient à moi, je ne m'impose rien, je veux être authentique, humble, peindre. Comme je respire. »
Loizeau caresse, gifle la toile de ses mains de ses doigts, sans pinceau. « J'aime la chair de la peinture » raconte Loizeau, ce peintre qui utilise, comme s'il piochait dans son journal intime, ses
émotions comme « terrain de je ».
Vanina Le Gall
